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Activité physique et santé

Etat actuel de la recherche scientifique

 

 

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Les bienfaits de l'activité physique sur la prévention des maladies

L'activité physique est importante pour notre santé et notre bien-être. L'histoire de l'évolution de l'espèce humaine nous le confirme. Pendant des milliers d'années, l'activité physique faisait partie intégrante de la vie quotidienne des Homos sapiens. En fait, notre organisme est encore adapté pour la chasse et la cueillette. L'apparition durant les dernières années d'un mode de vie sédentaire n'y a rien changé.   

Il n'est donc pas surprenant que les personnes physiquement actives soient en général en meilleure santé et moins réceptives à de nombreuses maladies. Les effets bénéfiques de l'activité physique et du sport ont déjà été démontrés dans plus d'un millier d'études.

Bienfaits

  • prévention de plusieurs maladies
  • réduction de l'anxiété et du stress
  • amélioration de la confiance et de l'estime de soi
  • amélioration de la condition physique
  • maintien d'un poids santé
  • renforcement des muscles et des os
  • autonomie au troisième âge

 

Prévention des maladies

Les recherches scientifiques corroborent fortement le rôle de l'activité physique dans la prévention des maladies et le traitement des affectations invalidantes chroniques.

Maladies cardiovasculaires

Les maladies cardiovasculaires demeurent la première cause de décès prématurés au Canada et nombre de ces décès peuvent être évités. Mentionnons notamment les maladies coronariennes, les accidents cérébrovasculaires et l'artériosclérose. Il est reconnu que l'inactivité physique de même que la cigarette, l'hypertension artérielle et un taux de cholestérol élevé constituent des facteurs de risque pour les maladies cardiovasculaires. Puisque l'inactivité physique est plus répandue que les autres facteurs, c'est à ce chapitre que l'on aurait les meilleures chances de réduire ces maladies au sein de la population. L'activité physique pratiquée régulièrement réduit le risque d'hypertension artérielle, d'accident cérébrovasculaire et, dans une proportion de 50% de maladie coronarienne.

Cancer

Les recherches montrent également que l'activité physique peut protéger les femmes contre le cancer du sein.

Diabète

L'activité physique peut réduire de 50% le risque de développer le diabète de type 2. Le diabète constitue aussi un facteur de complication pour les maladies cardiovasculaires et les accidents cérébrovasculaires.

Ostéoporose

L'activité physique pratiquée régulièrement pendant l'enfance et l'adolescence réduit le risque d'ostéoporose. En outre, il semble que l'activité physique et les suppléments de calcium permettent de maintenir la masse osseuse.

Arthrite

Pour les affections musculo-squelettiques, notamment l'arthrite, L'activité physique pratiquée régulièrement permet aux personnes atteintes de mieux fonctionner et soulage les symptômes des personnes atteintes d'ostéoporose et d'arthrite rhumatoïde, tout en diminuant dans de nombreux cas la nécessité de prendre des médicaments.

Obésité

L'activité physique améliore la composition et la masse corporelle en favorisant la perte de tissus adipeux. Les personnes actives risquent moins de faire de l'embonpoint. L'obésité augmente le risque de maladie coronarienne, de diabète de type 2, d'ostéoarthrite et de divers cancers. Elle augmente aussi le risque de blessures au dos, très coûteuses pour l'industrie. Il semble que les personnes ayant un excédent de poids peuvent réduire le risque de maladie en étant actifs et en bonne condition physique.

Source :  Agence de santé publique du Canada

Tableau 1. Principaux effets bénéfiques de l'activité physique sur l'état de santé

Pathologie
Effet
Maladies cardio-vasculaires
Prise de poids
Diabète de type 2
Hypertension artérielle
Cancer du côlon
Cancer du sein
Chutes (sujet âgé)
Santé osseuse
Dépression
Risque diminué
Risque diminué
Risque diminué
Risque diminué
Risque diminué
Risque diminué
Risque diminué
Augmentée
Risque diminué

Source tableau  : INPES, Oppert J.-M.,

 

L'aspartame et l'activité physique


Une étude présentée le 13 mai dernier à l’Hôpital Laval (Canada) révèlent des effets étonnants de l’aspartame en relation avec l’activité physique.

Il est bien connu que chez les diabétiques de type 2, la pratique d’une activité physique après un repas induit, une baise de la glycémie plus importante qu’une séance effectuée à jeun. Si une partie des glucides du repas est remplacée par de l’aspartame, la diminution de la glycémie sera-t-elle moins importante?

Pour le savoir, les chercheurs ont invité des sujets diabétiques à une séance d’entraînement de 60 minutes à jeun ou deux heures après un repas sucré avec du sucre de table ou de l’aspartame.

Résultat : Les deux type de repas ont provoqué une hausse similaire de la glycémie, suivie par une baisse rapide coïncidant avec le début de la séance d’exercices. Les sujets à jeun n’ont pas subi de variations significatives de glycémie.

Etonnée par ce constat, Annie Ferland, une des auteurs de l’étude, souligne : «Le cerveau réagit à un repas contenant de l’aspartame comme s’il s’agissait de sucre ! Nos résultats réaffirment l’efficacité de la pratique de l’exercice physique comme moyen de contrôle de la glycémie. Après un repas, les personnes diabétiques doivent savoir que leur glycémie risque de baisser rapidement. L’important est d’anticiper ce qui peut se produire et de ne pas croire que l’aspartame peut prémunir des variations importantes de glycémie».

Source :Université de laval

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